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Campagne
nationale
Votation citoyenne 2006 dates non encore fixées Site de la campagne pour la ville de Montreuil-sous-bois |
| Compte-rendu de la
réunion du 10/01/2007 En savoir plus sur la campagne nationale Votation citoyenne |
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DROIT DE VOTE DES RESIDENTS ETRANGERS Réflexions autour des questions juridiques Compte rendu du la réunion du collectif national Votation citoyenne le 10 janvier 2007 Avec Dominique Rousseau, Professeur de droit constitutionnel et de philosophie du droitEn préalable, il faut poser quelques questions qui ne sont pas juridiques :
Comment réviser la Constitution si c’est nécessaire ?
Cette procédure repose sur une initiative du Premier ministre à laquelle le président répond favorablement ou non et la révision est ratifiée par référendum. C’est la procédure qui a été utilisée par le général de Gaulle en 1962 pour faire adopter l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Mitterrand a repris cette procédure en 1984 après en avoir critiqué l’utilisation par de Gaulle. Mais faut-il réviser la Constitution ? Au plan juridique français, le vote n’est pas un droit mais une fonction. Et il faut remonter à 1789 pour comprendre les termes du débat. En 1789, 2 théories s’affrontent, celles de la souveraineté nationale et celle de la souveraineté populaire. :
Jusqu’en 1946, la France a vécu sous la théorie de la souveraineté nationale. Mais en 1946, la Constitution dit que la souveraineté nationale appartient au peuple. Cet oxymore (deux mots contradictoire, incompatibles) est repris dans la Constitution de 1858. Le vote n’est pas un droit naturel, il ne peut être attribué qu’à ceux qui en sont dignes. La Nation peut-elle reconnaître à un étranger la fonction de la représenter ? La citoyenneté : En 1789, Sieyès, dans « Qu’est-ce que le Tiers Etat ? » distingue « individu » et « citoyen ». Les individus sont différents, grands ou petits… mais du point de vue de la citoyenneté, ces différences ne doivent pas être prises en considération. Il ne faut voir que l’être abstrait qui est un élément du corps de la nation. Le corps de la société est fait d’éléments inégaux. Le corps de la nation d’éléments égaux. Cette notion d’égalité s’est très vite ancrée dans la nation et a entraîné une absorption de la citoyenneté par la nationalité. Pas de différence entre citoyenneté et nationalité. La Constitution de 1958 dit « sont électeurs tous les nationaux français ». Il ne reste plus aux étrangers qu’à prendre la nationalité française. S’engager dans une autre voie implique de redéfinir la citoyenneté.
Au niveau des principes, seuls sont électeurs les nationaux. Mais dans le texte de la Constitution, il est écrit sont électeurs les nationaux, il n’est pas inscrit « seuls les nationaux »…
En sera-t-il de même pour les étrangers non-communautaires ? Probablement. Mais, le Conseil constitutionnel ayant dit que c’était la participation aux élections sénatoriales qui faisait problème, il est possible d’imaginer une loi simple disant que les ressortissants étrangers non communautaires peuvent participer aux élections municipales et en spécifiant, pour tenir compte de l’avis du Conseil, qu’ils ne participeront pas aux électeurs sénatoriales.
Après cet exposé, la discussion a porté sur de multiples points :
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